Hollande et Martelly font fi de la dette Française à Haïti!

Isabelle L. Papillon, Haiti Liberté, Vol. 8 • No. 43 • Du 6 au 12 mai 2015
http://www.haiti-liberte.com/archives/volume8-44/Hollande%20et%20Martell...
    
À bas la vie chère !C’est sous les cris de « Vive Dessalines, A bas Hollande !» que les manifestants voulaient accueillir le président français. Comme prévu,  le Président français, François Hollande achevait sa tournée dans la Caraïbe par une visite officielle en Haïti, le mardi 12 mai 2015. Il a été accueilli à l’aéroport par Martelly et le premier ministre de facto Evans Paul.  Hollande était accompagné d’une importante délégation composée de 300 personnes : les membres du gouvernement et du Parlement, 5 représentants des territoires français d’outre-mer, des représentants de l’université, du monde culturel et des hommes d’affaires, ainsi que 60 journalistes. Cette visite de moins de 24 heures et la première du Président Hollande, s’inscrit-elle dans le cadre du renforcement des relations dominant-dominé entre la France, ancienne puissance coloniale et Haïti, ancienne colonie française ? Cinq années après la visite de Nicolas Sarkozy en Haïti en 2010, suite au séisme du 12 janvier 2010

De toute façon, le peuple haïtien en a profité pour exiger restitution et réparation, puisqu’en 2001 la France reconnaissait officiellement que l’esclavage est un crime contre l’humanité, ajouté à cela qu’en 2006, l’ex-président français, Jacques Chirac a formellement décrété le 10 mai journée de commémoration de la traite et de l’esclavage.

Par ailleurs, ce dimanche 10 mai 2015, le Président Michel Martelly, en présence du Président français, François Hollande et de plus d'une cinquantaine de Chefs d'Etat et de Gouvernement ainsi que de représentants des institutions internationales ont participé à l’inauguration du plus grand centre mondial de mémorial de l'esclavage dénommé : le Mémorial ACTE à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe.

Dans son intervention, le Président Français a salué la présence du Président haïtien Michel Martelly dont le pays, a été le premier à briser les chaines de l'esclavage à travers le monde. M. Hollande, a fait l'éloge de l'armée indigène qui a vaincu les troupes françaises, et a déclaré « Ce mémorial permettra de dire au monde que le combat pour la dignité humaine n'est pas terminé ».

Abordant le dossier sensible de la rançon de l’indépendance, le Président français a déclaré «… quand l'abolition fut acquise, la question de l'indemnisation prit des proportions et surtout une orientation particulièrement surprenante, puisqu'elle était réclamée à cor et à cri non pas par les anciens esclaves, mais pas les anciens maîtres qui exigeaient d'être dédommagés pour la perte de la force de travail qu'ils avaient comptabilisée dans leur écriture comme la valeur de leur cheptel. Charles X (1825) réclama même à la jeune République d'Haïti une indemnisation d'État de 150 millions de franc-or afin d'indemniser les anciens colons qui le réclameraient, certains ont appelé cette exigence, la rançon